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 Cordéline, Gardienne du Grand Lac

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Cordéline Embreis

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Messages : 19
Date d'inscription : 10/06/2013

Feuille de personnage
Nom :: Cordéline Embreis
Clan: Sunna
Copyright avatar :: Miles Johnson

MessageSujet: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Jeu 13 Juin 2013, 15:36


   

Fiche de EMBREIS Cordéline


   

Qui êtes vous ?


   ϡ Age : 24 ans
   ϡ Taille : 1 m 65
   ϡ Poids : 56kg
   ϡ Clan : Sunna
   

Physionomie :


Ce qui caractérise incontestablement Cordéline est la masse d’or qui s’écoule sur ses épaules. Moisson dorée de miel, ils évoquent une luminosité particulière, agréable. Sa chevelure roule jusqu’entre ses reins avec nonchalance et douceur, encadrant son visage d’un ovale quelque peu arrondi. Ses prunelles semblent refléter autant le ciel que l’eau cristalline du Grand Lac, où ses paupières délicates tombent légèrement, tel des narcisses langoureux se mirant dans les ondes. Ses cils lui accordent le charme de la biche timide, prête à fuir si on l’approche trop, à l’image de sa personnalité. Cordéline a un nez petit, non moins expressif que le reste. Ses narines frémissent sous ses éclats de rire, ou bien de colère ou à cause d’une mauvaise odeur venant l’incommoder. Enfin, ses lèvres illustrent bien son prénom, vive comme les coraux des îles du nord. Faisant écho tant à l’amour qu’aux passions que ce dernier suggère, elles paraissent être faites que dans le but d’aimer. Pourtant elle s’étire selon sa joie ou sa tristesse, se pince de colère ou de timidité, et on croirait qu’elle cache dans ses commissures la malice des fées moqueuses.

Cordéline a une peau partagée entre la douceur des pêches venues d’autres horizons et la pâleur de l’albâtre. Son teint varie au gré de son alimentation mais surtout de son humeur. De toutes ses sœurs, on disait d’elle qu’elle avait la plus belle peau. Son corps n’est pas celui d’une femme athlétique, il est plutôt fait de sensualité, entre minceur, fermeté et rondeurs, pareil à celui des danseuses. Sa poitrine est aussi généreuse que des fruits gorgés de jus et couronnée de rose, bien qu’arrogante sous sa fermeté, s’harmonisant avec ses hanches et ses fesses rebondies. La danse a bien permit de la finesse dans ses mollets et elle est assez mince au niveau de la taille, mais elle n’est pas de celles qui ont un corps parfait, son ventre ne s’est jamais aplati et ses jambes, si elles ont une longueur appréciable, n’empêchent pas que ses cuisses soient quelque peu rembourrées.

Son port prétentieux autant qu’indolent raye de suite l’idée qu’elle puisse être de ces personnes rustres et sans manières. Par ailleurs, on la pense faite de l’éther de la grâce, si charmante et élégante, naturelle pourtant dans ses mouvements et sa démarche. Sa voix est mielleuse, caressant les oreilles de ceux qui l’entendent, en revanche elle ne chante que rarement. Cordéline n’aime pas trop s’apprêter, elle préfère aux belles robes et apparats luxueux les tuniques simples, souvent blanches pour son son rôle de prêtresse. Elle aime glisser des fleurs dans sa chevelure et porter quelques bijoux en or pour souligner la beauté de sa peau sans jamais trop en faire. Souffrant d’allergies, cela argumente l’image que l’on se fait d’elle. Effectivement, on a l’impression qu’elle pourrait se briser d’un instant à l’autre, et vous serez peut-être contents d’avoir raison car elle n’a pas une résistance physique très développée. Elle attrape des rhumes régulièrement et ses yeux sont sensibles à la lumière, de plus elle réagit très bien à la poussière.
   

Psychologie :


  La jeune magicienne est ce que l’on pourrait qualifier de curieuse, avec une soif inassouvie de connaissances. Capable de passer des heures à lire ou expérimenter, elle a du mal à décrocher des questions auxquelles elle n’a pas encore de réponse. Elle ne recule devant rien, ce qui dénote son optimisme inébranlable face aux pires difficultés. Mais cela réveille aussi un orgueil démesuré, une ambition sans borne qui la fait se croire invincible, intouchable par moment. Plus cérébrale que sportive, elle reconnaît quand même ses performances pathétiques quand elle s’essaye au combat, avec ou sans arme. Paradoxalement douillette, la belle supporte mal la vue du sang et ne s’expose qu’en dernier recourt à la douleur. Elle a une crainte inexpliquée pour les lames et ce qui tranchent, elle est d’une prudence exagérée lorsqu’elle doit manipuler des objets pouvant couper. Elle n’aime pas le noir, pire encore elle déteste être enfermée dans le noir. Si il y a bien une chose qu’elle redoute plus que tout, c’est cela. Elle serait incapable de raisonner correctement si elle se trouvait dans cette situation. Elle cherche à éliminer tout ce qui pourrait la contraindre à réussir ses objectifs, elle fait de gros efforts à propos de ses peurs.


Extrêmement sûre d’elle, oui, extrêmement susceptible également. Mauvaise perdante, elle trépigne et cherche la victoire presque à tout prix, quitte à y laisser des plumes. En effet, Cordéline se vexe facilement. A fleur de peau et dotée d’une hypersensibilité, un rien la touche. Que ce soit une critique négative ou un compliment agréable, elle pique un far facilement, tantôt d’orgueil, tantôt de timidité. Cela nous conduit à son côté farouche. La prêtresse n’aime pas faire face aux gens . De nature indubitablement sauvage, elle fuit dès lors qu’on tente d’en savoir plus à son propos, ou encore qu’on cherche son amitié ou pire ; son affection. Ce n’est pas une personne très intégrée, elle est souvent réservée et se contente de conversations superficielles, ce qui laisse entendre qu’elle serait bécasse sur les bords.


Étant rieuse et joueuse de nature, ce côté potiche n’en est que plus accentué. Elle préfère laisser raisonner son rire charmant plutôt que de déblatérer des heures sur des sujets trop sérieux, ne cherchant pas à cacher son immaturité agaçante de même que son inconstance et son impatience. Taquine, elle aime charrier son entourage ou bien lui faire de gentilles blagues, ne connaissant pas vraiment d’autre moyen de traduire ses sentiments. C’est assez contradictoire avec la douceur dont elle sait être capable, se révélant être une femme affectueuse, à la compagnie agréable, seulement rares sont ceux ayant atteint ce stade. Elle peut même montrer la passion dont elle est capable pour ceux qu’elle aime, chose encore plus rare. Dans ces cas-là c’est ou noir, ou blanc, et dans tout ce qu’elle entreprend le constat est qu’elle y met du cœur à l’ouvrage, d’une vigueur extraordinaire.


Cordéline reste une personne attachante autant que touchante. Sa façon d’aborder la vie simplement et de pouvoir s’extasier sur les merveilles qu’elle peut offrir lui confère un charme qui lui est propre, un semblant du reflet de nous même, de cet enfant qui n’a pas grandi en nous. On aura tendance à la surprotéger sentimentalement ou à la manipuler, car il est vrai que c’est son point le plus faible. Elle sait être forte, il faut le reconnaître, mais lorsque les affaires du cœurs s’en mêlent sa force se mue en une vulnérabilité dangereuse. Un tantinet méfiante, elle pense trop souvent être une proie ou quelque chose de facile à attaquer, c’est en partie de cela que lui viennent ses manies de fuir.
   

Histoire


   Famille :
Espoire et Siarl Embreis sont les géniteurs de 7 filles : Maëlenn, Rosélia, les jumelles Oannez et Laig, Cordéline, Nina, Neve. Elles ont un an d’écart chacune. Au milieu de cette famille nombreuse, chacune sut se faire sa place. Ils étaient liés par une douce harmonie. Malheureusement, les trois dernières sont les seules survivantes de cette famille. Dans une autre vie, Cordéline fonda plusieures familles, et elle eut avec différents amants merveilleux enfants : Eireen, Jory, Lowan, Nynnid, Yekel, Line et enfin Rose. Elle eut beaucoup d’affection pour chacun d’eux, hélas ils sont tous morts de vieillesse..
Amour :
Au fil de ses réincarnations, Cordéline eut de nombreux amants, mais nous ne noterons que les plus pertinants. Son premier et grand amour fut Laëon, qui donna sa vie pour qu’elle soit épargnée. Elle cherchera à le susciter, persuadée qu’il sera possible de le ramener à la vie ( ce sera au fil du RP ). Elle a gardé précieusement un flacon de son sang, admirablement conservée, qu’elle a enterré auprès de Treemaël. Puis il y eût la douce Eira, beauté fatale et cruellement jalouse. C’est en partie à cause d’elle qu’une des plus célèbres guerres débuta, et elle y impliqua sans le vouloir Cordéline car c’est par l’un de ses fruits que la discorde fut créée. Aujourd’hui, Eira vit encore et elles se vouent un mélange de haine et d’amour. Ensuite elle s’éprit du berger Adham, ensemble ils partagèrent leur savoir respectif. Ils eurent un amour spirituel inexprimable, d’une profondeur trop subtile et émouvante que les mots ne peuvent décrire. La magicienne fut également amoureuse d’Aouareg, l’homme le plus doux qu’elle connut. Il était un musicien habile, tant qu’il calmait les fauves les plus sauvages. Quand à sa voix, elle enchantait tout le monde, la nature semblait devenir plus belle à l’entendre et les gens pouvait rester des heures à l’écouter sans se souvenir de ce qu’ils avaient à faire. Elle lui donna 3 enfants, ayant pour l’une des rares fois une vie ‘ normale ’. Dans une prochaine vie elle se maria avec Salaven dont elle connut également une trahison ; s’étant allié avec Eira, elle tenta de lui soutirer le secret de Treemaël par le billet de l’amour. Il n’en sut jamais rien car elle a apprit à se taire et mentir quand il le fallait. Cela n’empêcha pas la belle d’avoir deux enfants, de les aimer et d’aimer leur père.
Histoire :
Spoiler:
 

Le Commencement

Il y a longtemps, presque aux origines du monde, Gaïa offrit dans sa grande générosité des herbes et des plantes de toutes sortes pour que ses créatures puissent se sentir mieux et profiter de la vie. Ce don est également connu sous le nom de Pharmacie Divine, car les peuples sont d’accord pour dire que la Nature est une véritable pharmacie et en conséquence un cadeau des dieux. Dans son immense bonté, Elle fit pousser un arbre aux propriétés magiques, un sorbier qui à travers les âges fut au centre d’une multitudes d’intrigues sous différents noms. Une seule chose ne changeait pas ; la venue d’une gardienne, qui malgré ses morts et ses résurrections restait la même personne et en conservait tout les souvenirs.

Cordéline est donc une Gardienne du Grand Lac, plus précisément de l’arbre Treemaël. Elle doit éloigner les visiteurs aux mauvaises attentions, ce qui est assez rare car tant qu’elle garde le secret personne ne peut y accéder. Hélas, il arrive qu’il y ait des fuites, puisque la transmission des contes laissent parfois échapper des indices. Le Grand Lac renferme d’autres mystères qu’elle protège également, toutefois un grand nombre des atteintes faites à ce lieu sacré étaient dues à la présence de Treemaël.

Au cour de ses différentes vies, il arrive qu’elle soit amenée à retrouver une partie de sa mémoire. Elle garde toujours quelques caractéristiques, comme le fait qu’elle vieillisse plus lentement que ses congénères, ou encore son affinité particulière avec la nature ainsi que son rattachement assez répété avec la religion et la magie. Il arrive qu’elle soit guidée, que la Déesse envoie des signes à des personnes en particuliers, le plus souvent ses parents. Cordéline a tantôt été paysanne, tantôt une femme noble, et plus encore. D’autre fois elle avait ses souvenir entiers, lorsque par exemple Treemaël parvenait à la faire revenir à la vie par ses propres moyens. Les deux s’aiment profondément et sont intimement liés ; si leur amour tarit, ils risquent la mort tout les deux, risquant également de faire disparaître la vie autour de l’arbre millénaire.

Une fois, quelqu’un a pu voler les fruits de Treemaël et ainsi acquérir la vie éternelle. Il s’agit de Béryl, une femme belle mais prête à tout pour obtenir les secrets d’Avaliron. Elles sont souvent amenées à se confronter lorsqu’elles se croisent au cour des réincarnations. Parfois, leur amour prend le dessus, mais elles sont trop passionnées et cela a souvent débordé jusqu’à ce qu’elles se haïssent et se battent, quitte à y perdre la vie.

__________

Rencontre entre Treemaël et la Gardienne

Depuis ma naissance, Père me disait que j’avais une grande mission à accomplir avec mes trois sœurs. J’étais la dernière, aussi je savais moins de choses. Je ne comprenais pas trop pourquoi il insistait plus sur moi plutôt que sur mes aînées. Je me disais, à l’époque, que je devrais être plus douée pour qu’il cesse de m’accorder tant d’attention. Puis en grandissant je me posais d’autres questions. Je demandais à Mère, qui s’était mariée peu de temps après avoir eu ses règles, pourquoi ni mes sœurs ni moi n’avions de fiancés. Bizarrement, nous n’avions pas une vie commune aux autres jeunes filles de notre âge. Dans ces cas là, la plus grande de mes sœurs, Jenna, me prenait avec elle et m’emmenait faire de longues promenades. Je la trouvais très belle, et je prenais exemple sur elle sur tout ce qu’elle faisait.

Un jour plus particulier que d’autres, alors que Mère nous faisait la leçon, je me pris à m’ennuyer. La magie ne m’intéressait guère, je laissais cela aux autre. Je me vois encore bailler sans contenance, pas loin de m’endormir.

« Leïna ? m’interrogea sèchement ma mère. Ce que je dis te dérangerait-il ?
- Excusez-moi Mère. Vous êtes si bonne et patiente, mais je ne comprends pas pourquoi nous apprenons toutes ces choses.
- Ma fille, ces leçons sont importantes, répliqua-t-elle. Quand le comprendras-tu ? Tu as un devoir. . .
- . . . important en ce monde, je sais. Mais pourquoi pas une autre de vos filles ? Regardez leur talent ! Je ne pourrais jamais les égaler ! »

Sur ces mots, Mère me sourit et me prit tendrement dans ses bras avant de m’embrasser le front. Elle suggéra ensuite à Jenna de m’emmener faire un tour à cheval, vers le Grand Lac. J’aimais les grandes forêts, les chants des oiseaux, les fleurs colorées. Jamais je ne me lassais de ce spectacle, il n’y avait que là que je comprenais la magie comme tous essayait de me l’apprendre. Encore aujourd’hui j’apprends de cette façons, car il n’y a qu’en observant que je suis capable de voir l’essence des choses. Nous arrivions près du Grand Lac, connu pour être sacré. En son centre se situait une petite île verdoyante. Je descendis de mon cheval et m’approchait de la rive, Jenna me tenant la main. J’avais bien 14 printemps, seulement elle restait très prévenante.

« Allons dans l’eau, me dit-elle gentiment. »

Je n’aimais pas cela, elle était froide, bien que je m’exécutais. J’en frissonnai jusqu’à m’habituer à la température. Deux cygnes se posèrent sur l’eau, allant à notre rencontre. Voyant Jenna prendre le cou de l’un d’eux, je fis de même. Ainsi, ils nous emmenèrent sur la petite île. Ce fut ma première rencontre avec Treemaël. Une fois mes pieds posés sur le sol, j’en oubliais ma robe mouillée et le vent qui me refroidissait davantage. J’en oubliais également ma sœur qui me laissa avancer seule. La beauté de cette île s’intensifiait au fur et à mesure que je progressais, offrant encore plus de verdure, faisant ses fleurs s’embellirent. Le chant des oiseaux s’harmonisait sur le même air, et enfin nous pûmes voir de près des biches, des renards, et autres animaux qui d’habitude sont fuyants. Finalement, j’arrivai devant un sorbier épais et brillant d’où s’échappaient des éclats d’or. Il était beau et il y avait des baies à profusion de différentes couleurs, la pointe de ses feuilles étaient dorées et un léger cour d’eau l’entourait. Je ressentis à cet instant beaucoup d’amour. Courant vers lui je l’enlaçais, bien qu’il fallut au moins quatre hommes pour en faire le tour complet. Le prenant dans mes bras, je ne pus empêcher des larmes de joie de couler. Je comprenais tout. Je me souvins que mon âme éternelle était liée à la sienne, et que nous étions destinés à nous quittés et nous revoir sans cesse.

__________

Le Fruit de la Jalousie

Je ne savais ni qui j’étais, ni mon âge, ni si j’avais une famille. Je m’étais réveillée sur la plage vêtue de haillons, les vagues se cassant sur moi. Les suivantes d’une princesses me trouvèrent et prirent soin de moi. La princesse en question s’appelait Eira et elle était d’une beauté désarmante. Ses cheveux étaient longs, noirs comme les profondeurs de la nuit, ses yeux d’un vert saisissant, enfin elle avait une bouche des plus sensuelles. Elle se prit bien vite d’affection pour moi, ce qui ne tarda pas à être réciproque, et me baptisa Coralia en référence à mes lèvres pareilles au corail. Chère Eira. . . Notre amour nous fit perdre la raison. Sa jalousie et ma soif de liberté n’allaient pas ensemble. Je lui étais reconnaissante de m’avoir sauvée et de m’avoir offert de vivre chez elle tant qu’il me plairait, néanmoins je désirais voir le monde et savoir qui j’étais. Eira préférait me garder dans son palais, pouvant observer mes moindres faits et gestes. J’étais courtisée, de plus ma venue en ces terres étaient similaires à l’une de leurs héroïnes de conte, ce qui ajouta une note amusante à ma popularité. Le fait que j’étais belle n’arrangeait rien, mon amante craignant que je m’en aille pour avoir ce que je ne peux avec elle ; une famille.

Un jour comme un autre, je retournais là où je fus trouvée. Je visitais longtemps cette plage, à la recherche d’un je ne sais quoi qui me permettrait un quelconque rattachement à mon passé. Là où la coque d’un bateau s’était échouée, je fouillais et finis par trouver un coffre recouvert de linge humide. Je salissais ma robe de lin à force de traîner dans le sable mouillé, mais je m’en fichais. J’étais si heureuse ! Avec empressement, j’ouvris la boîte et y découvrit de mystérieuse baies dorées. La mémoire me revint ; je sus où était ma place et quelle était ma mission, mais comment faire ? Je me résolus à tout expliquer à Eira, convaincue que son amour lui permettrait de comprendre. Au lieu de quoi, elle me supplia de rester auprès d’elle. Malheureusement, je savais ce qui se passerait. Bientôt, elle se marierait, je n’aurais alors qu’un rôle de second plan. Puis elle aurait des enfants, et je ne pourrais pas partager son bonheur. Je tentais de lui expliquer, mais elle me jeta dans prison dorée en récupérant les fruits. Elle en consomma quelques uns et garda le reste. J’ignorais qu’elle avait des connaissances dans les arts occultes, elle modifia donc les propriétés des baies qu’elle rangea dans un coffret doré.

Eira avait plusieurs cartes dans sa manche. En plus d’être princesse, elle était admirée par tout le pays et ses voisins pour sa grande beauté, et elle avait de nombreux contacts dans les hautes hiérarchies. En outre, elle connaissait un prince, courtisé par bien des femmes. Trois des plus belles femmes du royaume agissait avec force de charme à son encontre, si bien qu’il se retrouvait embarrassé. Le pire ? Elles avaient chacune une puissance non négligeable ; la première avait une armée conséquente, la seconde des terres fertiles et des magiciens redoutés, la troisième disposait de richesses à profusion. A cause de cela, ses conseillers et sa mère voulaient absolument qu’il choisisse l’une d’entre elle. Décevoir l’une d’elle revenait à engendrer des conflits. Quand Eira s’intéressa à lui à son tour il s’inquiéta encore plus, jusqu’à ce qu’elle lui fasse part de ses réelles attentions. L’enchanteresse préparerait un philtre de rejet, elles pourraient alors se détourner de lui. Ensuite, elle lui fit manger une baie, lui promettant l’immortalité. En échange, elle lui demanda son entière dévotion(*) qu’il devrait lui accorder à tout instant.Le reste s'accomplit ; le prince organisa un banquet somptueux, dédiant une boisson dorée particulière aux trois reines.


Quand à moi, je croupissais dans une cellule d’ivoire, demandant intérieurement à Treemaël de m’attendre. Je fus libérée un demi-siècle plus tard. Eira ne fut pas surprise de voir que je n’avais pas encore trop vieillit comparé à d’autres personnes, tout comme elle. Chacune fit son chemin. Je vécus à l’écart de la population un long moment, jusqu’à ce que les dieux me rappellent à eux.

Spoiler:
 


__________

La Dame de Dorysbal

La météo était généreuse par ici. J’aimais beaucoup cette terre d’adoption, mystérieuse et belle. Je constatais avec plaisir que le culte de Gaïa, sous le nom d’Innana était parvenu jusqu’en ces contrées lointaines et je me réjouissais de faire partie de son clergé. J’étais dans une famille simple, j’avais autour de moi six frères, tous travailleurs. J’étais la troisième née, ce qui faisait que j’aidais beaucoup aux tâches ménagères et étais considérée comme une mère par mes frères les plus jeunes. Si nous étions partis si loin de chez nous c’est à cause d’une menace ; une oracle avait prédit que je pouvais faire sombrer la famille à cause d’un secret ancestral. Elle prit le temps de m'offrir des graines étranges " pour me souvenir " confia-t-elle. Certainement, la vendeuse de légumes que j’étais en ce temps en savais probablement tout un tas à propos de la magie des dieux. Quoiqu’il en soit, nous menions une vie paisible depuis que nous étions arrivés ici.

Un matin, alors que j’étais chargée de brûler l’encens pour notre Déesse Mère, j’eus une vision. Il m’était désigné une femme de haut rang avec des plumes de paon pour sa traîne et une couronne de sorbes doré dans sa sombre chevelure noire. Des ailes de papillons bleue nuit s’étendait dans son dos, et elle ouvrait les bras pour que je vienne à elle. Elle était très belle, et j’étais persuadée de la connaître. De la journée, je ne parvins à me concentrer sur les chants et les danses, si bien que je craignais de déranger les autres et de ne pas être à la hauteur de Gaïa. Le crépuscule pointait à l’horizon, je me reposais dans le jardin du temple, assise sur ses marches de marbres. Une jeune femme, vint à moi. Elle étais vêtue de façon pudique mais très riche, un voile de gaze couvrait son visage et je devinais approximativement sa beauté.

« Bonsoir prêtresse, me salua-t-elle de sa voix enchanteresse.
- Bonsoir, répondis-je, sortant de mes pensées. Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Non, seulement de vous voir. Je vous trouve à mon goût et j’ai grand plaisir à vous regarder.
- J’aimerais en dire autant de vous, répliquai-je, rougissante.
- Comment t’appelles-tu, ma mignonne ?
- Evaha, mais on me surnomme Eva. »

Je connaissais cette femme, je ressentais à son égard beaucoup de tendresse et d’amour à la fois. Son comportement moqueur, voir même déconcertant, m’amusait bien qu’il me mit mal à l’aise. Nous nous revîmes souvent, et elle fit de moi l’une de ses élèves. Je savais que les mystères d’ici et de ma terre natale était très différents, malgré la noirceur de sa magie je savais que c’était l’usage qu’on en ferait qui la rendait concrètement bonne ou mauvaise. Nous eûmes également une liaison, ce qui se compliqua davantage lorsque j’eus des sentiments pour un homme, si différent d’elle. Eyrlis était belle, très savante et aimante, en revanche il planait sur elle trop de secrets que je n’arrivais pas à comprendre. Adham était veuf, un fond de mélancolie errait dans son regard, seulement il était content de vivre et de voir ses enfants grandir. Lui aussi savait des choses à propos de l’occultisme, toutefois il m’aida à y progresser et avec lui tout s’éclairait. Nous avions une grande complémentarité. Je l’aidais à s’occuper de ses enfants quand j’avais du temps de libre, ce qui ne tarda pas à entraîner la jalousie de mon amante.

« Tu ne peux pas m’abandonner deux fois ! me reprocha-t-elle. »

Elle m’apporta un coffret de bois doré comme si je devais savoir quelque chose. Voyant que j’étais toujours dubitative, elle me plongea dans un sommeil magique pour que je me remémore notre passé. Combien de vies avais-je vécu avant de la revoir à nouveau ! Et ce qu’elle m’avait manquée ! Pourtant j’aimais Adham. Je me résolus à m’éloigner un temps d’Eyrlis, accompagnant l’homme avec qui je luis fus infidèle. Il devait emmener durant deux semaines son troupeau paître, c’est naturellement que je profitai de l’occasion. Je me lassais de Treemaël et voulait retourner auprès de lui, hélas ma famille refusait catégoriquement, ayant toujours en mémoire la prophétie de la vieille. C’est en y songeant que je me souvins des graines qu’elle m’avait données. Je les plantais avec Adham selon un rite précis, à cause de son insistance sans borne, puis le temps s’écoula. Des années plus tard, Eyrlis me quitta, préférant visiter les terres d’où j’étais originaire, bien plus au nord. J’appris par la suite qu’un dénommé Ladon la tua pour une raison mystérieuse. En tout cas, notre arbre avait poussé, loin de la civilisation, vers des montagnes reculées. Ses fruits fabuleux faisaient choir ses branches, mais honnêtement je n'étais pas sûre que ses pouvoirs soient les mêmes que ceux de l’Arbre Sacré. Adham voulait y goûter, je le mis donc en garde.

« Rappelle-toi que si jamais tu manges un de ses fruits et que leur pouvoir est celui que je pense, tu sera condamné à vivre jusqu’à ce que les dieux décident de ta fin, sans aucun repos. Ton âme se fatiguera parfois, et tu te souviendras des êtres chers que tu auras perdu. Désires-tu vraiment cela ? Tu aurais accès à de nouvelles connaissances, c’est vrai, mais tu pourras en souffrir. »

Il avait déjà une baie dans les mains, il la regardait comme si elle pouvait parler. Au lieu de la manger, il vint pour m’embrasser, laissant son envie grandir. Nous finîmes par abattre l’arbre avant que je retourne chez moi. Il était trop fatigué pour continuer de vivre, toutefois je l’aimais encore.

__________

Premier Amour

Je venais d’avoir 16 printemps, et je ne m’étais jamais sentie aussi radieuse de ma vie ! Cela faisait un an que je vivais dans la Chambre Rouge, depuis que j’avais eu mes premières règles. Mes parents avaient été jusqu’en orient pour me trouver un fiancé, et pendant ce temps j’avais appris à devenir une bonne épouse. Il m’arrivait parfois de regarder mon ventre encore vide et de songer avec joie que plus tard, je serais mère à mon tour. Je demandais à Gaïa ses faveurs pour que je puisse à mon tour donner la vie, et je visitais Treemaël assez souvent depuis que j’avais retrouvé ma liberté. Fille unique, mes géniteurs ont tenu à ce que je sois une excellente magicienne, et j’y mettais le meilleure de moi-même. Je recevais aussi des cours d’astronomie et de sciences diverses et variées, pour leur plus grande fierté. Bizarrement, je ne me souviens pas de l’angoisse que je devais ressentir à l’idée d’être mariée à un inconnu. Un soir, un dîner fut organisé, et on m’avait faite plus belle que jamais pour recevoir mon fiancé et ses parents. Il ne me fallut qu’un regard pour savoir. . . nous avions eu en même temps le coup de foudre. La lueur dans ses yeux ne faisait aucun doute ; il était mon âme-soeur.

Hélas, notre vie à deux ne dura pas. Je m’entendais pourtant si bien avec lui ! Il s’appelait Laëon et venait de ces terres lointaines qui renfermeraient, d’après les légendes, des bêtes merveilleuses autant que dangereuses. Il me raconta ces récits d’ailleurs aussi souvent que je le réclamais. Un soir, après un repas arrosé d’alcool, je le mis dans la confidence de ma raison sur cette terre. Je fus heureuse de voir qu’il ne me traita pas de folle, d’autant plus qu’il ne me trahit pas. Ce n’est que tardivement que les choses se compliquèrent, le jour où je décidais de le présenter à Treemaël. Un homme nous avait suivit, notre inattention causa la perte de mon plus grand amour. Au début, nous jouâmes près de mon ami millénaire, faisant des batailles d’eau dans les flaques et les rivières qui l’environnaient. Nos rires résonnaient, aussi clairs que ceux d’un enfant. Nous nous étions arrêtés essoufflés près de quelques buissons, le sourire aux lèvres. L’espion surgit à cet instant, m’attrapant par le cou.

« Je ne vous demande qu’une chose : où est l’arbre ? exigea-t-il froidement.
- Quel arbre ? feins-je, paniquée. »

Laëon avait un regard bestial pour l’inconnu. De même proportion, il n’avait l’avantage que parce qu’il me tenait. Mon époux attendais une opportunité et rageait de ne pouvoir rien faire lorsque l’étreinte se resserra.

« Ne joue pas à la plus maline. L’arbre qui donne l’Immortalité, je le veux. »

Il était sous ses yeux, sa magie respirait les environs, bien qu’il était impossible pour un non initié de le voir.

« Il n’existe pas, insistai-je presque étouffée. »

Il me jeta à ses pieds et dégaina son épée, provoquant Laëon en riant, plaçant la pointe de sa lame sous ma gorge.

« Et toi, fils de catin, tu dois bien savoir quelque chose ? »

Seulement mon aimé n’y tint plus et se jeta sur mon assaillant. S’ensuivit une lutte violente, puis une mort. A cet instant précis, je sentis une part de moi-même s’en aller, avant que je n’entre dans une colère noire. Je hurlais ma rage, ma haine et mon désespoir. Enfin demandant à Gaïa de me pardonner, ma main se leva, invoquant la Vengeance, puis s’abattit sur l’étranger qui ne comprenait rien. Je pleurais le cadavre avant de l’enterrer et récoltai le sang que je mélangeais dans la sève de Treemaël. Je cachais le flacon sous terre également, non loin de mon vieil ami. Des siècles après, on raconta dans les exploits de l’inconnu qu’il combattit un dragon du nom de Ladon, et que quelques temps après une fée furieuse de voir son serviteur mort le frappa de folie.

___________

La Colère du Lac

Je ne savais depuis combien de temps j’étais là. Une heure ? Dix ans ? Cela m’importait peu, je passais du bon temps auprès de Treemaël. Je ne manquais de rien à ses côtés, et surtout pas de compagnie. Je savais ce que l’on disait aux enfants turbulents : si vous n’êtes pas sages, la méchante fée Creirwy vous emmènera au fond des eaux vous faire manger par les poissons ! A ce qu’il paraît, j’avais un serpent géant qui gardait mes perles, d’où mon nom. Il suffit de terroriser quelques curieux pour que votre réputation soit faite ! Cela me faisait rire au début. Je prenais également mon rôle de Gardienne très au sérieux, et j’étais extrêmement susceptible, sans aucune pitié. J’apprenais que des chasseurs tuaient sans ma bénédiction ni celle de la forêt, pas même celle des dieux ! De colère, j’avais fait monter les eaux jusqu’à ce qu’ils se repentent. Depuis, on m’apportait une multitude d’offrandes. Une autre fois, tandis que je m’amusais avec les poissons du lac, un jeune homme se plut à m’épier. J’en fus si outrée que je le transforma en faon, sa famille put le reconnaître grâce à son comportement et les signes qu’il put montrer. Ils purent réussir à faire le rapprochement avec moi, quelques témoignages se ressemblant d’assez près.

Au fil du temps, je fus animée par une rage folle, je n’aimais plus rien chez les humains et les savoir près de moi m’irritait. La légende qui disait que j’avais transformé un groupe de jeunes garçons en loups parce qu’ils persécutaient un marcassin était vraie. Quand à la rumeur de cette adolescente qui prétendait que je n’étais rien, pas plus capable d’arroser des fleurs qu’un canard estropié, et que cela lui coûta la vue, je ne peux pas dire qu’elle soit fausse. Rien ne calmait mon courroux, je refusais toute communications avec les oracles. Si ce n’était pas les gens, c’étaient les récoltes qui étaient noyées, je ne parle même pas de ceux qui coupaient le bois sans faire de prières. De petite terreur je devenais un problème conséquent sur leur vie quotidienne. Je n’étais pas comme eux, je pouvais me souvenir de mes plus grandes douleurs, et j’en souffrais atrocement. Tout ces gens que j’avais aimés pour ensuite les perdre, ces différentes façons dont j’ai pu mourir, et les querelles qui se répètaient sans cesse. . .

J’en voulais à Treemaël de ne pouvoir se garder tout seul, aujourd’hui je culpabilise. Par ma faute, ses feuilles jaunissaient de tristesse, bientôt ce furent les forêts alentours qui furent atteintes. Il devenait presque impossible de faire pousser quoique ce soit, pour les paysans. De mon côté, je me sentais mourir pour de bon. Mes pouvoirs devenaient plus faibles, tout comme ceux de mon vieil ami. On fit venir un homme à la beauté époustouflante, Aouareg. On disait de lui que sa musique apaisait les esprits les plus vils. Il était toujours accompagné de quelques admiratrices qui attendaient de l’entendre chanter. Cette fois, il s’était installé au bord du lac. Sa peau bronzée sous entendait qu’il était un homme des mers, tout comme son regard aussi vert que les lagons. Il joua de sa lyre, l’accompagnant de son chant. Pour la première fois depuis longtemps je me sentais à mon aise, bien que je restais sur mon île. Il revint souvent pour mon plus grand plaisir, me calmant chaque jour. Lorsqu’il vint enfin chanter seul, je me montrai à lui. Je sortis de l’eau, simplement vêtue d’une tunique qui collait à mon corps, laissant voir mes formes.

« Merci chanteur. »

Il se leva, surpris de me voir. C’était la première fois que je me montrai à quelqu’un sans qu’il ne soit transformé ou aveugle pour le sanctionner. Je sentais sa peur et cela me fit sourire.

« Êtes-vous vraiment Creirwy ? demanda-t-il.
- Je ne te ferais rien si c’est ce que tu veux savoir.
- Vous êtes encore plus belle que je ne l’imaginais. »


Nous consumâmes ensuite notre amour. Je revins vers le village sous une identité nouvelle pour me marier à lui. Je mis la magie de côté, je rendais seulement visite à mon fidèle ami. J’appris à être une épouse convenable aussi bien qu’une bonne villageoise. Je n’étais pas habituée à cette vie rude et sans merci. D’Aouareg j’eus Eireen, Jory, Nynnid et Lowan. J’étais fière de voir qu’Eireen entrait au service des dieux alors que Jory devenait un cavalier hors-pair, enfin Lowan fut un chasseur réputé formant un binôme parfait avec Nynnid. Je pus savoir ce que cela faisait de voir son corps changer à force d’enfanter, me réjouissant de cette nouvelle expérience. Je chéris ma famille, puis je les perdis comme je perdis le reste. Je m’éteignis en même temps que le dernier de mes fils, morte de chagrin cette fois.

__________

Amour Épineux

Je me rappelle encore de la naissance de mon troisième enfant, Rose. Salaven la prennant dans ses bras comme la chose la plus précieuse au monde, tandis que Line essayait de voir sa petite soeur. Nous nous souvenions de notre fils aîné, Yékel, qui était mort à la guerre il y a peu de temps. Cela ne nous empêcha pas d’être contents de vivre, il nous restait encore deux merveilleux enfants. Les années passèrent tranquillement, je recevais de plus en plus d’élèves pour mes courts d’art. J’enseignai également à mes filles, pour le reste elles reçurent un précepteur. Salaven était assez riche et jouissait d’un certain prestige. Nous avions pu les emmener faire leurs classes à Dorysbal durant 3 années. On définissait cette capitale comme prospère, voir même opulente. Elle était très versée sur la magie occulte, qualifiée de mauvaise malheureusement. Néanmoins il falait être issu d'une classe aisée pour pouvoir s'y épanouir, au risque de devoir vivre comme esclave toute sa vie. Par conséquent, cela nous avait coûté cher, au moins elles en étaient revenues plus savantes. Elles purent occuper des postes importants au sein du village et choisir les hommes qu’elles désiraient au fond d’elle.

Depuis presque vingt ans de mariage, je n’étais pas surprise que Salaven me trompait. Par ailleurs, je faisais de même, étant légèrement volage. Je vieillissais beaucoup plus lentement que lui, je lui préférais les hommes plus jeunes. La réelle surprise fut qu’un jour il me demanda de lui confier le secret de Treemaël. Au début, je n’en dis rien, mais il insistait trop.

« Ne m’aimes-tu pas assez pour me confier tes secrets ? me reprochait-il.
- Ce n’est pas mon secret, il appartient à ce pays et je n’ai pas le droit de le révéler.
- Je reste ton mari, tu devrais m’en parler !
- Alors nous ne devons plus être mariés ! »


Nous n’avions d’autres choix que de nous séparer. Chaque jour, notre mépris de l’autre croissait, jusqu’à avoir de violentes disputes. Les divorces étaient très, très rares. Et encore, c’est un euphémisme bien mignon pour le dire ainsi ! Mais il ne me laissait plus le choix. Je ne pouvais mettre Treemaël en danger. Je connus la honte, la mise en quarantaine, même par mes propres filles. Je voulais fuir, mais je ne savais pas où aller. En dehors de mon petit village je ne connaissais rien. J’y songeais pendant que je lavais mon linge dans un coin reculé de la forêt. Je fus étonnée de voir arrivée une jeune femme, seulement je reconnus facilement sa chevelure d’encre et ses yeux perçants. Erhys.

« Bonjour Cordélia. Je suis désolée pour ton mari, commença-t-elle, cherchant un moyen d’entamer la conversation.
- Que veux-tu réellement ? répliquai-je sèchement, préférant la franchise.
- Toi. »

Je laissais le linge de côté, prête à la confrontation.

« Que veux-tu réellement Erhys ? répétais-je encore plus courroucée. Tu m’as déjà tout pris, jusqu’à détourner mon mari de moi !
- Je suis obligée de passée par toi pour avoir le pouvoir de l’Arbre. Allions-nous Cordélia, ensemble nous pourrions être très fortes !
- Vois-tu, c’est pour cela que je suis la Gardienne,
je lâchais un rire sarcastique. Je ne me laisserais jamais aveugler par le pouvoir de Treemaël. Penses-tu que ce n’est qu’une question de puissance ? Il y a un équilibre, un ordre à respecter, chose que tu ne peux pas faire. »

Entre temps, la belle magicienne s’était rapprochée, si bien qu’elle pouvait me prendre la main. Je lui cédais avec beaucoup de facilité, je n’arrivais même pas à en vouloir à Salaven de s’être entiché de cette femme. Je la repoussai, elle se fit encore plus affectueuse, finalement je cessai de lui résister. Doucement, elle avait remonté ses caresses sur mon épaule, passant par mon cou, achevant en me serrant dans ses bras. Nous discutâmes un long moment, partagées entre les regrets, les cendres de notre amour, et notre haine mutuelle. Comment ignorer qu’on jour nous avions pu nous aimer ? Le pire : comment avais-je pu la laisser s’approcher aussi facilement de moi ? Nous en vînmes à la fin de notre conversation.

« S’il te plaît Erhys, arrête. Jamais je ne te révélerais les mystères de Treemaël.
- Ne sois pas si réticente, je sais que tu m’aimes encore, susurra-t-elle.
- Il n’y a plus rien, va t’en, achevai-je bien que je n’en étais pas si convaincue. »

Elle me poignarda, enfonçant la lame d’argent dans la poitrine. Son visage ruisselait de larmes, ce fut bien la première fois depuis longtemps que je ne voyais aucune haine dans son regard. Si elle m’avait tuée, je crois bien que c’était par amour, ne supportant pas de se faire rejeter une énième fois. J’eus à peine le temps de songer qu’on pourrait se mettre à nouveau ensemble, plus tard. Le temps n’a pas d’importance lorsqu’on est Immortels.

_________

Nouvelle Vie

On ne peux pas dire que je suis la fille la plus heureuse du monde, pourtant je suis connue pour ma gaieté et mon humeur joueuse au sein du village. Si je suis comme ça, c’est en partie pour ne plus voir la pitié dans les regards que je croise. Lorsque j’étais plus jeune, ma famille connut un terrible massacre prise dans un conflit auquel elle n'avait part ; le débordement des Ronnilik avait finit par nous atteindre. Vivant légèrement à l'écart, nous fûmes confondus avec des ennemis. J’avais jusque là une vie parfaite si on peut dire. J’étais la cinquième née d’une ribambelle de sept filles, un signe très importants pour nos parents, qui voulait dire que notre famille était bénie. Triste ironie.

Mes plus grandes sœurs étaient tournées vers l’épanouissement d’une vie familiale, s'adonnant à devenir des épouses parfaites. Je fus la seule à choisir les études, mais à ce moment cela n’était pas un problème. Père et Mère avaient suffisamment de biens et d’argent pour subvenir à nos caprices, étant des commerçant avisés ils n’hésitaient pas à chercher les objets les plus rares pour les revendre au prix fort. A l'heure actuelle, mes cadettes sont devenues des guerrières émérites, suivant les préceptes d’une déesse vierge et chaste. Elles se moquent souvent de moi car je suis faible en ce qui concerne les travaux physiques. Sachant ma nature douce, elles me disent que je suis plus faite pour aimer que pour me battre. Lorsque des barbares vinrent pour nous assassiner, nos aînés couvrirent nos arrières, insistant pour que l'on soit sauvée, Neve, Nina et moi. J’avais à peine 8 ans que je voyais tout autour de moi s’écrouler. Avaliron se déchirait entre les querelles tribales à ce moment, plus particulièrement le clan Ronnilik qui connaissait de grands désaccords.

Nous pûmes trouver un refuge auprès de quelques prêtresses qui nous accueillirent avec beaucoup d’égards. Nous nous consolâmes en ayant pour but de soulager un jour les âmes de notre famille, De mon côté, je découvrais, grâce au culte de Sangue une nouvelle façon d’aborder la vie. Durant mon adolescence, je me tournai naturellement vers le dieu guérisseur pour trouver des réponses à la maladie qui se propagent depuis peu dans le pays, sans compter l’affection que j’ai depuis l’enfance pour les serpents. Parallèlement, je poursuivais mes études à l’école de Sunna. Par chance, mes parents avaient déjà payé ma scolarité, pourtant je devais me débrouiller pour me suffire à moi-même, c’est à dire sans mari. En conséquence, je travaille certains jours en tant que scribe et je cultive moi-même les terres qu’on a bien voulut nous laisser, le reste ayant été volé. Mes cadettes ne sont, hélas, pas toujours avec moi à cause de leur fonction, bien qu'elles me visitent et m'aident si elles en ont l'occasion. On me recommande souvent de me marier afin d'être mieux épaulée, cela soulagerait mon mal dit-on, particulièrement pour entretenir la maison. Je n’en ai ni l’envie, ni la force. Songer à fonder une famille me fait mal, j’ai l’impression que cela réveille de vieilles blessures en moi, en dehors du fait que mon entourage avait été décimé.

Voilà donc la vie que je mène tout les jours, entre les études, le culte de Sangue et mon métier de scribe.
   

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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Ven 14 Juin 2013, 02:53

Je vais tout de même te souhaiter la bienvenue de manière officielle, sinon, on dira encore que l'admin ne fait pas son travail. Razz

Donc bienvenue sur le forum ! J'espère que tu t'y plaira Smile N'hésites pas à harceler Merlin de nombreux MP en cas de questions. Tu peux aussi utiliser la FAQ si tu préfères Wink

Bon courage pour la suite de ta fiche, j'ai hâte de la lire. flower
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Ven 14 Juin 2013, 12:17


    Merci officiel =D
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Dim 16 Juin 2013, 12:14

Coucou ! Smile

Tout d'abord, chapeau pour l'histoire ! Elle est très détaillée et permet de bien comprendre ton personnage. Quelques remarques tout de même ^^'

Citation :
Nous n’étions pas prêtresses, nous n’avions fait aucun vœu de chasteté,
> Dans le clan Sunna, comme dans tous les autres en fait, les prêtresses ne font pas vœux de chasteté. Cela s'explique par plusieurs raisons. D'abord, parce que Gaïa est la déesse de la fertilité, si ses prêtresses ne le sont pas, ça pourrait la froisser. Ensuite, parce que nous sommes dans une société matriarcale donc le fantasme de la jeune femme pure et vierge imposée par l'homme qui sévit dans notre société greco-judéo-chrétienne, n'existe pas.

Citation :
Je n’aimais pas cela, elle était froide, bien que je m’exécutai.
> Ici, j'ai l'impression qu'il y a une petite erreur avec les temps. Rien de bien méchant, mais on butte dessus.

Citation :
Lors d’une réception, elle déposa le paquet au milieu des convives. Trois femmes se disputèrent le présent, ce fut un pauvre jeune homme qui dut les départager, choisit parmi la foule. Il prétexta de devoir se retirer pour mieux réfléchir, mais au lieu de quoi il goûta l’une des baies par curiosité. Il se trouvait, dans la salle où il était sensé méditer, le portrait d’une femme aux attraits des plus envoûtants, la reine Hélène. Sans le savoir, les modifications qu’Eira avaient apportées se révélaient être plus fatale qu’elle ne l’aurait imaginé, puisque le pauvre homme se mit à chérir ce portrait avant de désirer la femme qui y était représentée jusqu’à faire la guerre à son actuel époux. Quand à moi, je croupissais dans une cellule d’ivoire, demandant intérieurement à Treemaël de m’attendre. Je fus libérée un demi-siècle plus tard. Eira ne fut pas surprise de voir que je n’avais pas encore trop comparé à d’autres personnes, tout comme elle. Chacune fit son chemin. Je vécus à l’écart de la population un long moment, jusqu’à ce que les dieux me rappellent à eux.
> Ce passage là me pose un petit peu problème. La référence au mythe grec et à la guerre de Troie est un peu trop forte. Avaliron est situé dans un ailleurs qui n'a pas de lien avec l'Europe actuelle. Serait-il possible que tu le modifie ?
De plus, si cet homme a mangé un des fruits cela ne devrait-il pas l'influer d'une quelconque manière ?

> Autre chose, peut être pourrait-on en savoir un peu plus sur les pouvoirs exactes de ses fruits et de cet arbre ? Wink Tu n'es pas obligé de le dire dans ta fiche. Si tu veux tu peux me l'envoyer par MP et cela sera ajouté dans la catégorie contes & légendes d'Avaliron (catégorie à venir).

Citation :
Seulement mon aimé n’y tint plus et se jeta sur mon assaillant. S’ensuivit une lutte violente, puis une mort. A cet instant précis, je sentis une part de moi-même s’en aller, avant que je n’entre dans une colère noire. Je hurlais ma rage, ma haine et mon désespoir. Enfin demandant à Gaïa de me pardonner, ma main se leva, invoquant la Vengeance, puis s’abattit sur l’étranger qui ne comprenait rien. Je pleurais le cadavre avant de l’enterrer et récoltai le sang que je mélangeais dans la sève de Treemaël. Je cachais le flacon sous terre également, non loin de mon vieil ami. Des siècles après, on raconta dans les exploits de l’inconnu qu’il combattit un dragon du nom de Ladon, et que quelques temps après une fée furieuse de voir son serviteur mort le frappa de folie.
> J'adore ce passage ! Je vais vraiment devoir créer une catégorie contes & légendes si tu continues ainsi Wink

> Je note un petit soucis : Treemaël est censé être sur les terres de ce qui deviendra Avaliron. Qu'il en existe d'autres, pas de soucis, de même que d'autres sociétés aient vécu sur ces terres avant. Cependant, lorsque tu en parles, on dirait que nous sommes face à un autre pays complètement différents, parfois très proche des contrées orientales. Pourrais-tu essayer de corriger ce petit détails s'il te plait ?

Citation :
Nous avions pu les emmener faire leurs classes à Rome durant 3 années.
> Comme précédemment, le lien avec le monde réel est un peu trop fort. Peux tu changer le nom de la ville (et préciser que c'est une capital riche, cultivée et populaire à l'époque, par exemple) ?

> Petite question : Erhys a-t-elle un cycle de réincarnation comme toi ou est-elle immortelle et traverse-t-elle les âges éternellement jeune sans mourir ?

> Pour ton paragraphe qui s'appelle nouvelle vie, si j'ai bien tout suivit, tu te trouves à l'époque de la naissance d'Arthur, c'est cela ? Dans ce cas, peux tu mettre un nom à la guerre qui entraîne la destruction de ta famille ?
Attention ! Tu dis que l'on te recommande de te marier, mais à la manière dont cela est présentée, on a vraiment l'impression que l'on te voit comme une vieille fille. Cela n'existe pas à Avaliron ! ^^' Nous sommes dans une société matriarcale (j'insiste, hein ? Razz). Aussi une femme célibataire ce n'est pas mal vu, c'est juste dommage car la société voit cela comme une absence d'enfant et de descendance et non comme le signe d'une femme indigne d'avoir d'un mari ou d'une mauvaise femme.

> Une dernière chose, l'emploi du mot "hiérophantes" est peut être un peu maladroit. Ce ne sont pas les hommes qui enseignent la religion, mais les prêtresses et nous ne sommes pas en Grèce ^^'

Voilà, j'espère que cela t'aidera Smile Je le répète, j'aime vraiment ce que tu as fait et la manière dont ton personnage vient se fondre dans Avaliron. Les détails qu'ils restent à corriger seront, je l'espère, pas trop dommageable pour le personnage de Cordéline.
Bon courage pour la relecture, je commenterais le reste de ta fiche dans un autre commentaire car j'ai peur de manquer de temps. Wink

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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Dim 16 Juin 2013, 19:41


    Avant de corriger, j'apporte quelques clarifications, car je me rends compte que je ne suis pas toujours aussi claire que je le désirerais =/
    Et en passant, je te remercie une fois de plus ^^
    __________

    Citation :
    Dans le clan Sunna, comme dans tous les autres en fait, les prêtresses ne font pas vœux de chasteté.

    Dans un premier temps, je te rassure : ça se voit que tu as fait une société matriarcale ^^
    Quand je parlais de chasteté par contre c'était dissocié de la religon, je pensais plutôt à ceux qui se préservent en vue de devenir sage et de consacrer leur vie à la méditation, mais pour le coup ça c'est mélangé. Je pensais notament aux hommes et femmes qui ne se contentent que de l'amour spirituel sans être prêtres pour autant. En revanche je constate une erreur de ma part, en y réfléchissant c'est assez contradictoir avec le culte de Gaïa d'une façon globale ( peuple et clergé compris ) et cela n'existe probablement pas en Avaliron et j'aurais du y pensé plus tôt x)

    Ca a été remplacé par un simple " Bizarrement " ( je ne voyais pas quoi mettre d'autre ^^' )

    __________

    Citation :
    Je n’aimais pas cela, elle était froide, bien que je m’exécutai.

    C'est vrai qu'avec la première personne on bute tout le temps avec le passé simple. Si on remplace à la troisième personne ça passe mieux, et j'ai pas l'impression de faire une erreur, mais à l'imparfait aussi. . . vu que ça marche dans les deux cas, je passe à l'imparfait, au pire ça se verra pas trop hein ? °°

    Pour ce qui est du passage carrément remixé de la Guerre de Troie, alors le jeune homme en question a bien été influencé, mais il y a une modification d'Erhys qui fait que finalement l'effet aurait du être modifié, ça a plus eu l'effet d'un philtre d'amour. Pour l'instant je n'ai pas d'idées de remplacement, en revanche quand ce sera le cas tu en seras informée Wink

    __________

    Citation :
    Autre chose, peut être pourrait-on en savoir un peu plus sur les pouvoirs exactes de ses fruits et de cet arbre ?

    Je vais faire une petite histoire pour Treemaël puisque apparemment tu aimes beaucoup les contes, et j'y développerais les pouvoirs ainsi que les rumeurs sur ses pouvoirs. Bien entendu, je te démêlerais le vrai du faux ^^

    __________

    Citation :
    Je note un petit soucis : Treemaël est censé être sur les terres de ce qui deviendra Avaliron. Cependant, lorsque tu en parles, on dirait que nous sommes face à un autre pays complètement différents, parfois très proche des contrées orientales. Pourrais-tu essayer de corriger ce petit détails s'il te plait ?

    Il y en a peut-être plusieurs, ça par contre je n'y ai pas réfléchis °°, mais le seul dont je parle est celui du futur Avaliron. Des fois Cordéline en a été éloignée et il n'y a qu'elle qui ne se trouve plus d'où peut-être la confusion, j'avoue compter sur le lecteur pour ne pas tout mélanger. Ce qui peut être évident pour moi ne l'est pas forcément pour vous, j'en suis désolée. Pour l'instant je ne vois pas quoi faire, si ce n'est commencer par changer les noms de Rome et Babylone ( répondant à la prochaine remarque du coup ^^ ).

    __________

    Citation :
    Petite question : Erhys a-t-elle un cycle de réincarnation comme toi ou est-elle immortelle et traverse-t-elle les âges éternellement jeune sans mourir ?

    Bonne question, moi-même je me la suis posée et j'ai hésité. Cordéline  n'a jamais mangé le fruit et l'explication qu'elle donne à Adham n'y répond pas. Si jamais Erhys ne se réincarne pas, une autre question se pose pour Cordéline qui est : pourquoi n'a-t-elle jamais mangé de fruits ? Je vais y songer et en parler avec toi pour voir ce qui t'intéresse le plus, vu que finalement d'autres joueurs peuvent y avoir accès ( pour l'instant pas torp, mais sait-on jamais ) tu as ton avis à donner aussi, et tant qu'à faire nous pourrons voir ses pouvoirs ensemble ^^

    _________

    Citation :
    Pour ton paragraphe qui s'appelle nouvelle vie, si j'ai bien tout suivit, tu te trouves à l'époque de la naissance d'Arthur, c'est cela ? Dans ce cas, peux tu mettre un nom à la guerre qui entraîne la destruction de ta famille ?

    Effectivement, c'est bien aux environs de la naissances d'Arthur, je te modifierais ça ^^

    _________

    Citation :
    Aussi une femme célibataire ce n'est pas mal vu, c'est juste dommage car la société voit cela comme une absence d'enfant et de descendance et non comme le signe d'une femme indigne d'avoir d'un mari ou d'une mauvaise femme.

    Alors je ne pensais pas dans ce sens là, mais plutôt dans l'utilité de vivre en couple. Si elle était mariée, les tâches auraient été simplifiées, ce qui lui aurait facilité la vie notament pour les travaux pénibles comme ceux des champs. Pendant ta lecture, j'ai ajouté un petit paragraphe pour montrer la fragilité de Cordéline, simplement parce que j'aime bien mettre des faiblesses aux persos puissants. D'ailleurs, si jamais tu as un point faible intéressant à proposer pour équilibrer je suis preneuse !

    _________

    Citation :
    Une dernière chose, l'emploi du mot "hiérophantes" est peut être un peu maladroit. Ce ne sont pas les hommes qui enseignent la religion, mais les prêtresses et nous ne sommes pas en Grèce ^^'

    Hum. . . pour être franche, je me suis référée à un dictionnaire assez vieillot pour avoir une définition il y longtemps de cela, et ce n'était pas précisé si ce devait absolument être des hommes grecs qui pouvait exercer la profession. Il était simplement dit " gardien de la religion " et je m'en était contentée xD

    __________

    Citation :
    Voilà, j'espère que cela t'aidera Very Happy Je le répète, j'aime vraiment ce que tu as fait et la manière dont ton personnage vient se fondre dans Avaliron. Les détails qu'ils restent à corriger seront, je l'espère, pas trop dommageable pour le personnage de Cordéline. 
    Bon courage pour la relecture, je commenterais le reste de ta fiche dans un autre commentaire car j'ai peur de manquer de temps. Wink

    On verra ce qu'on peut faire hein x)
    Normalement ça devrait aller, cen plus c'est ton devoir d'admin de dire ce qui va pas et faut dire que c'était prévisible ^^'
    J'm'occupe de tout ça, et quand c'est oké tu le sauras. J'attends de voir pour le reste de commentaires aussi, mais te presse pas ^^

    Merci beaucoup pour tes remarques, c'est encourageant Smile
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Mer 19 Juin 2013, 14:54

Coucou,

Comme convenu sur la box et par MP, je suis totalement en accord avec les différentes modifications que tu as apporté à ton histoire. Smile 
Voici donc mon pavé sur le caractère :

Euh... Ben.. Rien à dire ! X) C'est parfait. J'aime le côté enfantin même s'il est un peu contradictoire avec le fait qu'elle est vécut très longtemps, mais après tout comment savoir comment réagirais une personne s'étant réincarnée plusieurs fois. 

Pour le physique tout est bon aussi. Je pense qu'on va pouvoir passer à la validation, non ? Wink
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Mer 19 Juin 2013, 15:10


    Certes, elle se réincarne, mais il lui arrive souvent de ne pas garder la même personnalité ( pour votre plus grand plaisir de la supporter Twisted Evil )

    Vas-y, Grand Manitou, 'aboule ta bénédiction *-*
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Mer 19 Juin 2013, 15:16

Ta da ! Au nom du MDJ, des JiL et du saint Rp te voici officiellement validée ! Bienvenue dans le clan Sunna.
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Lun 24 Juin 2013, 14:45

Bienvenue sur le forum ! :)J'espère que tu t'y plairas ! ^^
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MessageSujet: Re: Cordéline, Gardienne du Grand Lac   Lun 24 Juin 2013, 14:55

    Merci bien Elindra Very Happy
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Cordéline, Gardienne du Grand Lac
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