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 [25 oct 19] Plus on est de fous, ...

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Arithon Fallen

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MessageSujet: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Ven 25 Oct 2013, 14:29

Arithon quitta le clan avec pour seul bagage son luth et un sac à dos contenant  une gourde, une miche de pain, deux trois ustensiles de première nécessité  et une cape noire à capuche. Son père lui offrit une vieille dague rouillée comme unique protection contre les dangers du monde qu'il avait glissé dans sa ceinture.
Le jeune homme rassura ses parents et son frère par un sourire confiant et prit la route d'un pas volontaire. Le hasard voulut qu'il parte vers l'ouest, suivant le soleil jusqu'à la tombée de la nuit. "Ne voyage pas de nuit, les loups voient mieux que toi dans l'obscurité. Seul le feu peut les tenir éloigné." Les conseils de son père tournaient en boucle dans son esprit exalté. Il était enfin dehors, dans le monde. Près à vivre milles aventures et à les conter de villages en villages !
Mais l'heure n'était pas aux explosions de joie. L'obscurité prenait ses droits et il devait être prêt. Il trouva donc l'endroit propice et y alluma un feu. Les brindilles n'étaient pas ce qui manquaient dans la région ! Fallen avala une portion généreuse de pain et se prépara à dormir.
La nuit passa sans qu'il ne puisse fermer les yeux. L'angoisse, la solitude, les bruits de la forêt, ... tout cela avait pris le pas sur la fatigue. La vie d'aventurier n'était peut-être pas si simple après tout, ... Mais pas question de renoncer ! Après un rapide petit déjeuné (il faut dire que le pain rassit n'était pas le plus agréable des mets) il reprit la route, le soleil dans le dos.

Après plusieurs jour de marche, Arithon ne sentait plus ses pieds et sa tête était si lourde qu'il se résolu à stopper son chemin près d'un ruisseau qui descendait des Monts bruns pour alimenter les trois lacs. Il enleva ses bottes pour les tremper dans l'eau fraiche et bu de longues gorgées du liquide salvateur. Il croqua à pleines dents (et faillit y laisser ses canines) dans ce qui restait de sa miche de pain. Le jeune homme en profita pour remplir sa gourde et se laissa choir dans l'herbe verte. Il ne devait que se reposer quelques minutes avant de reprendre sa route mais les longues nuits blanches eurent raison de lui et il s'endormit près de la berge.
C'est un bruit sourd, semblable à un grognement, suivit d'une sensation douce contre sa main qui le tirèrent de son sommeil plusieurs heures plus tard. Il se tourna dans l'herbe, se rapprochant de la sensation de chaleur en marmonnant.


"Encore une minute, j'arrive..."

Mais ce n'est pas la voix de son frère qui le fit sursauter, plutôt celle d'un plantigrade affamé. Arithon ouvrit les yeux et roula sur le côté, juste à temps pour éviter le coup de griffe.

"Tout doux mon gros !"

Le surnom ne du pas plaire à l'ours qui s'avança encore du jeune homme, acculé par la rivière, loin de son luth, son sac, ... et ses chaussures.

"Bien joué Arithon, tu n'auras même pas tenu une semaine..."


Dernière édition par Arithon Fallen le Ven 01 Nov 2013, 22:26, édité 3 fois
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Elaewen Felkor

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Ven 25 Oct 2013, 15:00

Je me réveillai dans mon lit très tôt le matin. Le brouillard pesait sur tout le village.
Désireuse de faire un tour, je me glissai hors de la maison, confiante. Ma vue n'allait peut-être pas plus loin que le bout de mon nez; mon odorat, quant à lui, pistait facilement la douce éffluve des marchandises de l'epicier. Je n'avais pas l'intention de les voler, non. Loin de moi cette idée. Je voulais simplement me rendre sur la place, munie de mon arc endommagé, pour savoir si le forgeron pouvait me le réparer. Bien sûr, j'avais tenté de le faire moi même, mais le bois avec lequel il était fabriqué était extrêmement rigide, et ma tentative était restée sans succès.
Une fois sur les lieux, je pénétrai sans bruit dans la forge. L'homme qui la tenait n'était pas vraiment d'un genre agréable. Il était plutôt renfermé, de mauvaise humeur, et d'ailleurs nous n'avions jamais échangé autre que des grognements entre nous, l'un plus mécontent que l'autre de son interlocuteur. Je n'avais malheureusement pas vraiment le choix, et comme le tir à l'arc était le seul domaine d'armes où je me sente à l'aise, il fallait bien que je le répare.
"Monsieur...Monsieur!, j'appelai
-Hum., grogna-t-il sans se retourner
-C'est pour réparer mon arc...
-Ha! Elle est bien bonne!, lança-t-il de sa voix rauque. Et tu as l'argent nécéssaire je suppose?"
Je restai muette. Il était vrai que je n'avais pas un sou, et j'étais honteuse de ne pas y avoir pensé. Mais une idée me traversa l'esprit.
" Je pourais vous payer autrement que par l'argent.
-Et ça, comment comptes tu le faire? En nettoyant la pièce? Ça ne serait pas de refus, mais ce que je refuse est de devoir travailler avec une fillette dans les pattes!
-Je ne disais pas forcément ça.
-Ah non? Attends...C'est ça! Va me chercher du saphir dans les monts bruns. Et on en reparlera."
Furieuse mais trop fière pour ne pas relever le défi, je soufflai et me mis en marche.

Après de longues heures à braver le froid du chemin, j'aperçus enfin le pied des monts Bruns. C'étaient une caîne de montagnes imposantes au sommet caché par le brouillard épais. J'eus un frisson d'envie; explorer les monts bruns...Mais je chassai vite cette idée, me souvenant des interdictions de tout le village.
Je continuai de marcher tranquillement, quand un gémissement sourd se fit entendre. Cherchant sa provenance, je découvris un jeune homme un peu plus âgé que moi, térrorisé, face à ...un ours.

J'hésitais un instant, puis optai pour le sauvetage. Après tout, toutes les vies étaient précieuses...
Je saisis un caillou et le lançai non loin du volumineux animal, qui tourna la tête. Il regarda le projectile, puis moi. Bouillonant de rage, il me chargea.
J'évitai son bond maladroit avec facilité et alluma le feu sur une brindille que je jetai à ses pieds. Éffaré, il s'éloigna un peu plus.
Je profitai de cette occasion pour faire signe à l'homme de fuir, puis me reconcentrai sur la bête, qui semblait avoir compris qu'en marchant sur le feu, il s'éteignait.
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Elwin K. Maedhros

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Lun 28 Oct 2013, 00:28

|Sorry pour le temps de réponse... Malencontreux contre-temps|

Cela faisait plusieurs jours que des feux s'allumaient plus ou moins au lointain. Elwin les avait relevés sans vraiment les remarquer. Il était rare, c'est vrai, que des fumées de feu de camp s'élèvent si près des Monts Bruns, mais pas improbable pour autant. Elle ne cherchait pas à croiser les aventuriers imprudents qui entrepenaient l'ascension et n'y tenait pas. Après tout, elle ne s'était pas isolée de la vie en communauté pour rien.
Ses visites irrégulières à l'auberge du village le plus proche était sa seule vie sociale. L'aubergiste et les habitués la connaissaient et elle les supportait avec le sourire. Elle n'avait pas moins de mal à accepter leur présence mais appréciait leur parler de temps en temps. Disons qu'ils avaient réussi à l'apprivoiser. Cette idée ne lui plaisait pas tant que ça, pourtant se reposer sur quelqu'un avait un aspect agréable, même si ce n'était que le temps d'une discussion.
Ce matin là, Elwin n'était pas d'humeur fantastique, elle traîna le troupeau jusqu'à une grande plaine d'herbe fraîche et l'abandonna là, sans plus de cérémonie. Ses animaux étaient habitués, chaque soirs ils retournaient à leur enclos pour la nuit. Elle avait bien eu quelques soucis au début, mais les quelques attaques de loups avaient suffit à ce que les bêtes enregistrent le message : enclos-sécurité. Ainsi, elle les menait chaque matin à la nourriture et ne se souciait plus d'eux jusqu'au soir où il lui suffisait de les compter -par habitude- et de fermer la barrière.
Ce matin là, donc, la jeune fille laissa son troupeau et dévala la pente pour se glisser sous le couvert des arbres, à la recherche de bois encore utilisable. Elle n'était pas idiote et savait bien que les lieux dans lesquels elle s'aventurait n'étaient pas des plus amicaux, Elwin restait donc sur ses gardes, prudente. Jusqu'à midi, l'heure où le soleil est le plus haut dans le ciel, tout se déroula sans encombre, elle avait habilement esquivé un ours, qu'elle avait aperçu entre les troncs. Elle s'assit sur un rocher, posa le paquet de branches qu'elle avait amassé et sorti une pomme dans laquelle elle croqua. Le fruit l'aurait rafraîchie s'il ne faisait pas déjà frais, elle grommela, finit son maigre repas en vitesse et se remis à marcher pour se réchauffer.

Elle dévala encore un peu la pente et entendit des voix. Curieuse mais déjà mal à l'aise, elle hésita à descendre et tendre l'oreille ou remonter et rentrer. La curiosité l'emporta, bien décidée à ne pas intervenir dans quoi que ce soit, elle se laissa légèrement glisser vers le cours d'eau en contrebas jusqu'à distinguer deux personnes. Une femme, assez jeune, pas très grande mais pas petite, aux cheveux bouclés et châtains. Ainsi qu'un homme, jeune lui aussi, plus grand que la femme, aux cheveux noirs. Tout deux étaient vêtu comme des voyageurs, ce qui n'était pas surprenant, les feux qu'elle avait aperçu devait être les leurs. Et l'homme était à pieds nus, ce qui était plutôt inhabituels pour un voyageur... Elwin chercha les chaussures des yeux et compris qu'une grosse bestiole se tenait entre elles et leur propriétaire. L'ours qu'elle avait croisé plus tôt essayait maintenant d'éteindre une brindille enflammée en marchant dessus.
Forcément, les deux voyageurs avaient réagi assez brutalement à l'arrivé du mammifère et celui ci s'était énervé etc. Cercle vicieux. Elwin n'avait pas franchement envie d'interagir mais elle ne rêvait pas non plus d'assiste au déchiquetage de ses congénères.
Elle soupira, posa ses branchages et ouvrit la sacoche qui pendait à sa ceinture, elle en sortit une petite feuille brunie qu'elle écrasa dans sa paume. C'était son père qui lui avait appris ce tour. Elle descendit un peu plus, sortant des bois pour être à découvert et, le vent étant avec elle, l'ours sentit sa présence nouvelle et se tourna vers elle. Etant donné qu'aucune barrière enflammée ne gênait son avancée vers cette nouvelle proie, il reporta toute son attention sur cette frêle humaine. Attendant un peu, Elwin ouvrit la main et souffla. Les particules de la feuille, portés par les courants d'air, s'engouffrèrent dans les narines de l'animal qui fut brutalement pris d'un quinte de toux. La première fois que son père lui avait montré, Elwin avait rit à en pleurer. Aujourd'hui, elle regarda d'un air attristé l'ours filer vers les sous bois en secouant la tête comme un demeuré.

Elle lança un regard noir aux deux humains.

    "_ Si vous ne l'aviez pas provoqué, je n'aurai pas eu à faire ça."gronda-t-elle.


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Elaewen Felkor

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Lun 28 Oct 2013, 08:18

Je soupirai. Je ne savais pas pour quelle raison réellement; d'aise ou colère. J'étais peut-être jeune, mais je savais me défendre. Dans le pire des cas, j'aurais encoché tant bien que mal une flèche dans la poitrine de l'animal avec mon arc endommagé, mais cela au pire. J'aimais bien les animaux, de toutes façons, et je doutais être capable d'un tel acte.
"Si vous ne l'aviez pas provoqué, je n'aurais pas eu à faire ça.", avait-elle grondé.
En réalité, je me fichais bien de ce qu'elle avait fait, et comment elle l'avait fait. Je sentais seulement une profonde irritation par son ton hautain, mais préférai me contrôler pour l'instant, et a contre-cœur, je murmura un "Merci.". J'espérais franchement qu'elle n'avait rien entendu.
Détournant le regard, je remis les choses en place dans ma tête; je n'étais pas venue aux monts bruns pour rien, encore moins pour combattre des ours, essayer de protéger un voyageur et écouter les caprices d'une jeune femme plus agée que moi aux airs supérieurs. J'étais venue pour mon maudit arc qui avait eu la bonne idée de se placer à la portée de mon grand frère. J'étais venue chercher du saphir je-ne-sais-où, sans compter que le forgeron en avait très probablement profité pour me duper. Et moi, têtue et fière que j'étais, je n'avais pas écouté ma partie consciente. Comme la majorité des fois.
Cependant, une idée me força à la fixer de nouveau; c'était bien clair, elle vivait dans les monts bruns. Ou au pied de l'une de ces montagnes.
J'hésitai un instant avant de lui poser une question; et si le saphir ne se trouvait pas dans les monts bruns? Alors, je passerais pour qui j'étais à moitié, une petite fille naïve enfant d'artisans sans instructions. Et je sentais que je ne pourais pas supporter un seul éclat de rire de l'inconnue. Je n'avais pas non plus envie d'exploser à la première rencontre. Encore une personne me surnommant furie; non merci. Alors là, je refusais.
Partagée, je décidai de me laisser tomber sur un rocher, à trente mètres des deux autres, et réfléchir. Je me dis qu'à cette distance, si quelqu'un faisait sauter l'autre, je serais tranquille. Et j'espérais ne pas être à la porté non plus des tours-qui-tuent de la nouvelle venue.
La première chose qui me vint à l'esprit fut: "C'est vraiment pas mon jour de chance". Un mammifère enragé, une autre enragée aussi, et un voyageur....Quelque peu mal-adroit. Au moins, pour l'heure, je pouvais le classer dans la liste des sympas...Pour le moment.
Mais le résumé de la journée restait décevant; que de mauvaises rencontres, un forgeron de mauvaise humeur, et un arc abîmé. C'était vraiment suuuuuuuper.
On pouvait même dire que la jeune femme qui venait d'arriver était plus chauffante que Julya. Et Julya, ouille.
Je repportai vite mes pensées sur le saphir. Qui disait saphir, dit mine. Qui disait mine, disait à l'intérieur des terres, dans ce cas...à l'intérieur de la chaîne de montagnes. Et qui disait "intérieur des monts bruns" disait "mort acide, cruelle et dramatique". En vérité, pas moyen de le savoir, autre qu'en se basant sur les gens n'en étant jamais revenus. Je poussai un long soupir, pour la deuxième fois, et sûrement la ènième fois de la journée. C'était vraiment une journée à soupirer.
Pour une fois, je regrettai mon lit. Pour la première fois, je me dis que la maison serait moins intenable que cette circonstance.
Peinée, je passai la main sur le bois fendu de mon arc. En valait-il la peine?
Je ne retournai pas la question plus longtemps que ça. C'était non. Je réparerais ce maudit arc moi même si il le fallait. Mais n'adresserais jamais la parole à l'autre antipathique.
Comme je remarquai un minuscule ruisseau, j'entrepris de remplir ma gourde, ne contenant plus que quelques gouttes de liquide.
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Arithon Fallen

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Lun 28 Oct 2013, 08:47

Acculé à la rivière, Arithon pensa un instant tenter sa chance dans le courant glacé, mais se souvint que les ours étaient de très bons pêcheurs et le jeune homme eétait loin d'avoir l'aisance aquatique d'un saumon. Se préparant psychologiquement au puissant coup de patte de l'animal, Arithon fut surprit d elle voir tourner la tête. Suivant le mouvement, Fallen découvrit une jeune femme, non loin de lui. L'ours la chargea mais elle n'eut aucun mal à éviter l'assaut et tenta de lui faire peur avec une brindille enflammée. Trop absorbé par le spectacle, Fallen ne comprit pas les grands gestes de la demoiselle à son intention. La ruse ne fonctionna pas bien longtemps. Déjà, le plantigrade piétinait les braises pour éteindre les faibles flammes.
Alors qu'il était sur le point de répéter son assaut, il tourna de nouveau la tête. Une seconde jeune femme sortait du couvert des arbres. Arithon ne put s'empêcher de regarder en toute direction, se demandant combien de représentantes du sexe opposé se cachaient ainsi dans la végétation pour lui prêter main forte. Mais s'il y en avait d'autres, elles attendaient leur heure.
L'ours ne savait plus où donner de la tête et se dirigea finalement à grands pas vers la nouvelle venue. Celle-ci affichait un calme déconcertant et observer l'animal arriver sans frémir. Lorsqu'il fut suffisamment proche, elle souffla sur sa main tendu et l'animal s'en fut en titubant et en grognant. La sauveuse le regarda s'éloigner, atterrée, avant de s'en prendre violemment aux deux autres protagonistes.
Se sentant attaqué, Arithon ne put s'empêcher de se défendre.

"Provoqué ? Mais enfin, je dormais !"



Puis, réalisant qu'il venait d'échapper à la mort, il sourit aux deux jeunes femmes, la seconde étant en train de s'éloigné, il haussa la voix afin de se faire entendre.



"Je ne sais qui vous êtes mais je vous dois la vie et je vous en remercie. Je n'ai malheureusement pas grand chose à vous offrir. Je suis Arithon Fallen..."



Jetant un oeil à ses affaires, principalement pour vérifier l'état de son luth, il aperçut ses chaussures nonchalamment posées non loin.



"... et je suis pieds nus."



Sur ce, il rejoignit son sac et enfila ses bottes. Le dernier morceau de pain avait disparut, c'était ans doute ce qui avait attiré l'ours. Fallen s'assit sur l'herbe, face aux deux jeunes femmes et saisit son luth.



"Dormant près du ruisseau, un beau matin d'automne
J'émergeais violemment de mon rêve monotone
Attiré par l'odeur d'un vieux pain tout rassit
Un ours de trois mètres pieds nus me surprit.
Acculé au ruisseau, voyant venir la fin
Je préparais mon âme à son cruel destin
Mais l'animal puissant de moi se détourna
Pour charger une jeune femme qui cheminer par là.
D'un bond aussi habile que celui d'une biche
Elle esquiva l'ours ayant volé ma miche,
Du feu le repoussa, juste un instant, hélas
Avant qu'il ne reprenne sa charge lourde et basse.
Le vent porta alors un parfum délicieux
Détournant l'ennemi devenu fou furieux.
Une autre demoiselle venait à mon secours
Et brava fièrement l'ennemi pris de court.
Pas de fuite ni de bond, ni même de cri bestial
Un seul souffle lui suffit à faire fuir l'animal.
Eternuant, fuyant et secouant la tête
La forêt engloutie cette terrible bête.
Quant à moi, je retrouve mon luth et mes chaussures
Et m'estime chanceux de cette folle aventure
Car qui peut se vanter à l'époque actuelle
D'être bien secouru par deux belles demoiselles ?"

Un chanson. Sa façon à lui de remercier ses sauveuses. Un immense sourire éclaira son visage.



"C'est la première chanson de ma vie hors du clan. Qu'est-ce que vous en dîtes ?"
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Elwin K. Maedhros

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Lun 28 Oct 2013, 20:59

La plupart des gens avait une réaction de rejet presque immédiate lorsqu'ils percevaient l'attitude froide et distante de l'habitante des Monts Bruns. La jeune femme aux cheveux bouclés n'échappait pas à cette règle.
Elle murmura quelque chose qu'Elwin ne regretta pas de ne pas avoir compris -les murmures ne l'intéressaient pas, pas plus que les humains en fin de compte... Puis elle l'observa durant instant, instant suffisant pour que la personne fixée discerne des yeux bleu-verts, et elle se détourna pour s'éloigner d'une trentaine de mètres et s'asseoir sur un rocher.

Elwin perçu cela comme un rejet de sa personne, pur et simple. Elle ne savait si l'étrangère n'appréciait pas son comportement ou craignait quoi que ce soit, mais il était clair qu'elle ne tenait pas à lui parler ou avoir affaire à elle de quelque façon que ce soit. Rien de surprenant en soi. L'homme lui semblait légèrement secoué par l'enchaînement des événements. Il réagit cependant à l'attaque verbale qu'elle avait lancé en faisant remarquer qu'il dormait au moment où l'ours était arrivé. Elle allait lui répondre qu'en effet, il dormait, et qu'il n'avait pas à dormir n'importe où, encore moins au bord d'une rivière, sur le territoire d'un ours. Elle allait lui répondre qu'il n'avait pas à s'aventurer hors de son nid douillet s'il ne savait pas rester debout toute une journée. Elle allait lui répondre que s'il ne savait pas repérer la présence d'un ours dans les parrages, il n'avait qu'à retourner pleurer dans les plumes de sa mère, petit oisillon incapable de voler qu'il était.
Mais Elwin ne dit rien. Parce qu'Elwin n'aimait pas parler aux autres et parce que le petit oisillon venait de sourire. Elle haussa les sourcils, surprise par cet esprit infantile dans ce corps d'adulte. Il les remercia et se présenta comme étant Arithon Fallen.
Arithon Fallen le petit oisillon  fit remarquer qu'il était pieds nus, Oh oui, tiens donc ! On ne l'avait pas vu. Elle se moquait en silence, se gardant de laisser paraître son amusement sur ses traits. Elle suivit Arithon Fallen des yeux lorsqu'il se dirigea vers ses affaires, enfila ses bottes et qu'il saisit son luth. Il improvisa une chanson relantant les derniers évènements.


    « Dormant près du ruisseau, un beau matin d'automne
    J'émergeais violemment de mon rêve monotone
    Attiré par l'odeur d'un vieux pain tout rassit
    Un ours de trois mètres pieds nus me surprit.
    Acculé au ruisseau, voyant venir la fin
    Je préparais mon âme à son cruel destin 
    Mais l'animal puissant de moi se détourna 
    Pour charger une jeune femme qui cheminer par là.
    D'un bond aussi habile que celui d'une biche
    Elle esquiva l'ours ayant volé ma miche, 
    Du feu le repoussa, juste un instant, hélas
    Avant qu'il ne reprenne sa charge lourde et basse.
    Le vent porta alors un parfum délicieux
    Détournant l'ennemi devenu fou furieux.
    Une autre demoiselle venait à mon secours
    Et brava fièrement l'ennemi pris de court. 
    Pas de fuite ni de bond, ni même de cri bestial
    Un seul souffle lui suffit à faire fuir l'animal. 
    Eternuant, fuyant et secouant la tête
    La forêt engloutie cette terrible bête.
    Quant à moi, je retrouve mon luth et mes chaussures
    Et m'estime chanceux de cette folle aventure
    Car qui peut se vanter à l'époque actuelle
    D'être bien secouru par deux belles demoiselles ? »


Et il leur demanda leur avis sur cette chanson, "la première hors du clan". Elwin se permis un sourire et dit :

    "_ Claire et précise, un joli résumé."


Elle se détourna du petit oisillon pour aller chercher son paquet de bois et redescendit vers les deux jeunes quelques instants plus tard.

    "_ Je peux savoir ce que vous faites ici ?" demanda-t-elle en se retenant de détourner sa question en Je peux savoir ce qu'un oisillon tombé du nid et une gamine renforgné cherchent à faire en jouant avec les oursons ?


Dernière édition par Elwin K. Maedhros le Ven 10 Jan 2014, 19:28, édité 2 fois
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Arithon Fallen

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Mar 29 Oct 2013, 09:41

Ses deux compagnes n'étaient pas vraiment du genre bavard. Soit ! Arithon parlerait pour trois ! La première jeune femme, celle au cheveux légèrement bouclés s'était isolé sans un mot et semblait observer la scène de loin. Elle avait manifestement un besoin d'intimité qu'Arithon respectait. La seconde, semblait à l'aise dans cet environnement. Ces mouvements rapides et précis révélaient d'une habitude. Elle confirma ses supposition en s'approchant de lui les bras chargés de bouts de bois. Elle ne semblait pas des plus commode mais la chanson du jeune ménestrel lui soutire un sourire, ce qui ravit le jeune homme. Toute communication n'était pas exclue !

"Alors tu l'aimes ? J'en suis ravi !"

Fallen lui fit signe de s'assoir à ses côtés et répondit gaiement à sa question. 

"Voilà des jours que je suis parti et je n'ai croisé personne depuis. C'est un soulagement de rencontrer enfin des êtres humains ! Je n'ai pas d'objectif bien précis en fait, je voyage, je cherche à découvrir le monde, rencontrer des gens, vivre des aventures pour pouvoir les relater en chanson. Un jour, je serais le meilleur troubadour de toute l'Avaliron ! Tellement reconnu et apprécié que le roi lui-même me réclamera à sa table !"

Arithon avait les yeux perdu dans le vague, un grand sourire aux lèvres. Il semblait déjà vivre ce moment tant attendu. 

"Oh, Sean ne le croit pas, bien sûr. Il pense que je vais échouer et rentrer à la maison l'air dépité, mais cela n'arrivera pas ! Plutôt mourir que lui donner raison. Je lui prouverai que je vaut quelque chose ! Il sera fier de moi ! Papa et maman aussi ! J'ai déjà écrit une chanson sur la naissance d'Arthur. Rien de grandiose mais c'est une sorte d'entraînement. Tu veux l'entendre ? "

Son visage avait pris un air plus grave, concentré. 

"Mais encore faudrait-il que je survive assez longtemps. Cet ours m'a surpris une fois, il ne le fera pas deux ! Je serai plus prudent à l'avenir ! Tu as l'air de connaître la région, toi. La façon dont tu as fait fuir l'ours c'était, ... Wouah ! Qui t'as enseigner cela ? Tu pourrais m'apprendre quelques tours ? Juste de quoi survivre entre deux villages ?"

Soudain Arithon se rendit compte qu'il avait parlé sans s'arrêter depuis pas mal de temps. 

"Je te prie de bien vouloir m'excuser. J'ai tendance à beaucoup parler lorsqu'on ne m'arrête pas. Mais je ne sais même pas qui tu es ?"

Se tournant vers la demoiselle, Arithon avala une gorgée d'eau fraîche de sa gourde et la proposa à son interlocutrice. 


Dernière édition par Arithon Fallen le Sam 02 Nov 2013, 11:46, édité 1 fois
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Elaewen Felkor

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Sam 02 Nov 2013, 11:37

« Dormant près du ruisseau, un beau matin d'automne
J'émergeais violemment de mon rêve monotone
Attiré par l'odeur d'un vieux pain tout rassit
Un ours de trois mètres pieds nus me surprit.
Acculé au ruisseau, voyant venir la fin
Je préparais mon âme à son cruel destin
Mais l'animal puissant de moi se détourna
Pour charger une jeune femme qui cheminer par là.
D'un bond aussi habile que celui d'une biche
Elle esquiva l'ours ayant volé ma miche,
Du feu le repoussa, juste un instant, hélas
Avant qu'il ne reprenne sa charge lourde et basse.
Le vent porta alors un parfum délicieux
Détournant l'ennemi devenu fou furieux.
Une autre demoiselle venait à mon secours
Et brava fièrement l'ennemi pris de court.
Pas de fuite ni de bond, ni même de cri bestial
Un seul souffle lui suffit à faire fuir l'animal.
Eternuant, fuyant et secouant la tête
La forêt engloutie cette terrible bête.
Quant à moi, je retrouve mon luth et mes chaussures
Et m'estime chanceux de cette folle aventure
Car qui peut se vanter à l'époque actuelle
D'être bien secouru par deux belles demoiselles ? »

Je soufflai. J'aimais indéniablement la chansonnette, mais la présencede ces deux personnages me mettait, pour la première fois d'ailleurs, mal à l'aise. Je marmonnai une présentation brève:

-Elaewen Felkor.

Cela dit, je me mis à travailler sur mon arc..,encore sans succès. Mince de remince! Pourquoi fallait il que je sois tellement fière? Je ne valais rien, et je le savais. Pas même pour réparer une satanée arme en bois. De retour à la maison, je m'attirerais les moqueries de Julya, encore et encore, et le mépris d'Akénos. J'aurais aimé pouvoir parler d'une famille...

Décidée, je me levai enfin. Il fallait que je le fasse; que je demande d'une fois pour toutes...Pour peu que cela me plaise.

-Vous habitez par ici, n'est ce pas? Vous devez connaître la zone...alors, où est le village le plus proche?

En attendant une réponse, je ramassai quelques bouts de bois que je commençai à polir dans le but d'en faire des flèches, pensive. Vraiment mauvaise journée....ou pas? Qui savait? Peut être que la jeune femme se révélait plus sympathique, que l'atmosphère se détendrait, alors...alors je pourrais en toute tranquilitée rester ici, fuir la monotonie du village et vivre du nouveau.

Malheureusement, ces divagations ne servaient à rien. Ça ne changeait rien. Du tout. Il se pouvait parfaitement aussi que tout était tel quel, que les apparences reflétaient avec exactitude la réalitée...

Je me mis à rire pour moi même, de mon propre ridicule. Il fallait que je sois réaliste. Et la réponse la plus vraisemblable...


Dernière édition par Elaewen Felkor le Sam 11 Jan 2014, 08:37, édité 1 fois
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Elwin K. Maedhros

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MessageSujet: Re: [25 oct 19] Plus on est de fous, ...    Ven 10 Jan 2014, 19:47

"_ Alors tu l'aimes ? J'en suis ravi !" sembla s'écrier l'oisillon, tout enhardi de sa critique.

Le nommé Arithon Fallen lui fit signe de s'asseoir à ses côtés. Hésitante, Elwin resta debout, bien décidée à ne pas s'attarder. Elle n'aimait pas perdre son temps. Et elle n'aimait pas les gens. En fin de compte, il y avait peu de choses qu'elle aimait. Ce genre de pensée la partageait, elle était à la fois triste d'être quelqu'un d'aussi négatif, mais aussi tellement sûre d'être ce qu'elle était au plus profond de son âme... Elle grogna pour elle-même avant de poser son bois et d'asseoir.

"_ Elaewen Felkor" se présenta l'autre jeune fille.

Le jeune homme s'était mis à parler, il évoquait ses rêves, ses espoirs. Et puis il parla d'un certain Sean, son frère ou son ami supposa-t-elle. Il parla de son papa et de sa maman, de l'ours et de la région. Il la bombarda de questions : Qui lui avait appris comment chasser un ours, si elle pouvait lui apprendre quelques trucs, histoire de survivre. Quand il s'arrêta brusquement et s'excusa d'avoir le langage facile ; Elwin, qui jusque là l'écoutait d'une oreille distraite, reporta son attention sur lui. Du moins, suffisamment pour que son esprit enregistre le "Mais je ne sais même pas qui tu es ?" et le comprenne.

"_ Vous habitez par ici, n'est ce pas ? Vous devez connaître la zone... alors, où est le village le plus proche ?" ajouta Elaewen.

La jeune membre du clan Sunna resta un instant perdue abrutie de questions. L'un lui demandant de lui apprendre des tours et son prénom, l'autre l'interrogeant sur la géographie du pays. Elle n'avait pas vraiment envie de réfléchir, elle n'avait pas vraiment envie de passer du temps à discuter avec eux, non vraiment : elle n'avait pas envie de leur parler, de leur apprendre quoi que ce soit : survivre ou trouver un village. Elle grogna encore et se surprit de cette nouvelle habitude qu'elle prenait. Ce devait être la vie en ermite, elle se transformait en animal, tel un ours vivant dans sa grotte. Grincheux de devoir sortir et d'être dérangé. Elle entrouvrit les lèvres, marmonnant quelque peu mais s'exprimant suffisamment fort pour être comprise de tous.

    "_ C'est mon père qui m'a apprit à chasser les ours. Si tu es sage, peut-être que oui, je t'apprendrai deux ou trois trucs." dit-elle tout d'abord à l'homme, un demi sourire soulignant sa seconde phrase. "J'habite dans cette forêt. Je connais la zone. Il y a un village en bas des monts bruns, je suis celle qui habite le plus en altitude, bien que ce ne soit pas très haut en soi. Si vous voulez rencontrer un être humain, il faut descendre." compléta-t-elle pour la femme.

Puis Elwin ramassa son bois pour le feu, imaginant déjà la chaleur de l'âtre avec ravissement.
    "_ Je suis Elwin Maedhros, du clan Sunna. Autre chose ?" conclut la jeune fille brune en se levant, soucieuse de laisser là ces deux compagnons.
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